Mis à jour en février 2026
Traitement naturel des cystites (infections urinaires) récidivantes
Cystite récidivante : définition et causes fréquentes
Ce sont des infections des voies urinaires qui peuvent induire des mictions douloureuses et fréquentes avec ou sans perte de sang. Parmi les symptômes :
Envie fréquente d’aller uriner
Douleur bas ventre et pubis
Elles représentent un motif de consultation de plus en plus fréquent.
À quoi sont-elles dues ?
L’origine est souvent DIGESTIVE due la bactérie escherichia coli dans 75 % des cas
La bactérie va passer de l’intestin à l’urètre et à l’épithélium de la paroi de la vessie.
Les facteurs de risque/ facteurs déclencheurs
Constipation
Sexe anal
Manque d’hygiène
Manque d’hydratation
Grossesse
Ménopause
Sucre
Les cystites récidivantes sont souvent liées à une résistance aux antibiotiques.
PRISE EN CHARGE
La prise en charge naturelle est relativement efficace pour le traitement de ces cystites récidivantes symptomatiques et consistera à :
Optimiser le microbiote intestinal
Réduire l’adhésion des bactéries pathogènes à la paroi de la vessie
Favoriser la diurèse autrement dit aller uriner le plus souvent possible
Optimiser les défenses immunitaires
2. Pourquoi ça revient ? Le rôle du microbiote (vaginal + intestinal)
Dysbiose, barrière intestinale, immunité locale
LA DÉFENSE de toutes les muqueuses (lacrymales, salivaires,bronchiques, vaginales…) est assurée par l’intestin d’où la nécessité de travailler sur l’intestin et de prendre des bons probiotiques chez les personnes avec cystites récidivantes.
C'est pour cela qu'il est nécessaire d'investiguer, le tube digestif en cas de cystite récidivante.
Rééquilibrer la flore intestinale et réparer la barrière intestinale seront le prérequis indispensable au traitement des cystites.
3. Protocole naturel
A. Bétonner la barrière intestinale
Le but ? éviter le passage exagéré de toxines et protéine alimentaire dans la circulation sanguine :
L glutamine/zinc : régénération intestin La barrière intestinale se régénère toutes les 36 heures et il sera donc important de lui fournir tous les micronutriments nécessaires à sa régénération.
B. La prise de probiotiques ciblée et concentrée : le point clé
Le but? Rétablir flore colonique qui aidera à reconstruire un biofilm protecteur et limiter l’incidence des cystites d’ou la nécessité de prendre des probiotiques notamment des lactobacilles spécifiques.
C.La prise dE fucosyl lactose pour certaines personnes
Le FUCOSE est un sucre qui va avoir un rôle important dans la constitution du mucus.
En effet pour avoir un mucus de qualité, il faudra que ce dernier soit riche en FUCOSE lequel sera transféré sur les chaines oligosaccharidiques du mucus par une enzyme : la fucosyl transferase 2.
Certaines personnes ont une mutation sur cette enzyme et de ce fait une inactivité de cette dernière. On parle de profils non sécréteurs.
Pour cette raison, ces personnes seront plus à risques de développer des cystites récidivantes mais aussi de la candidose.
Il faudra donc leur donner du FUCOSYL LACTOSE (mais le lactose pas libéré dc pas de problème si into au lactose)
LE CAS PARTICULIER DES PERSONNES À FUT 2 NON SECRETEUR
Le mucus est une substance gélifiante qui sert de site d’ancrage aux bonnes bactéries et qui possede un effet bifidogene cad qu’il va également nourrir les bonnes bactéries
L’ intégrité de la barrière intestinale est assurée en partie par un mucus de bonne qualité.
Un mucus de mauvaise qualité pourrait induire une inflammation chronique au niveau digestif mais aussi une inflammation de la paroi de la vessie.
Il y a des personnes qui seront plus à risques de développer des cystites récidivantes mais aussi de la candidose
D.LIMITER L’ADHÉSION DES BACTERIES À LA PAROI DE LA VESSIE
prise de D mannose
canneberge et cranberry
Riche en polyphenols = les proanthocyanines
E.AUGMENTER LA DIURESE
Thé vert et le D mannose
Boire suffisamment d’eau
F.Optimiser les défenses immunitaires
Prise de vitamine D
Pourquoi la vitamine D ?
la vitamine D est immunomodulatrice c'est-à-dire qu’elle va optimiser la tolérance du système immunitaire vis à vis des agents extérieurs et donc limiter l’inflammation. Un des piliers du traitement consistera à optimiser le taux de vitamine D. La majorité de la population est carencée. La prise de vitamine D doit se faire quotidiennement pour atteindre des taux corrects et de façon stable. 3000 à 5000 unités par jour, seront donc conseillée.
Prise d'oméga 3 de qualité
Pourquoi les oméga 3 ?
Omega 3 : vont nourrir les bonnes bactéries et favoriser le « climat antiinflammatoire » par leurs effets anti-inflammatoires indirects. Si on veut une approche efficace, pour le traitement des cystite, il faut impérativement prendre des oméga 3 de bonne qualité. Cela change vraiment la donne sur du long terme.
Omega 3 Mers froides
Les omega 3 issus de petits poissons des mers froides concentrés en acides gras EPA et DHA
Potion D
Huile d’olive vierge concentrée en vitamine D issue de lanoline : 1000 UI/gouttes
maxi format de 30 ml
4. Quels probiotiques pour cystites récidivantes ? (et comment les choisir)
En cas de récidives, le but des probiotiques est surtout de travailler le terrain : microbiote + immunité. On privilégie des souches identifiées, documentées et un dosage efficace.
En résumé
Objectif : rééquilibrer le microbiote + soutenir l’immunité
Intérêt : stratégie de prévention (plus que “traiter une crise”)
Durée logique : 6 à 8 semaines (terrain)
ALZIA Immunité Microbiote (50 milliards UFC)
ALZIA Immunité Microbiote est fortement dosé (50 milliards UFC) et s’appuie sur des souches bien caractérisées :
HN019
NCFM
Ces souches sont parmi les plus étudiées, avec une base scientifique importante (plus de 240 études rapportées dans la documentation associée).
Idéal en cas de récidives, de fatigue, de digestion fragile, ou après des antibiotiques répétés.
Quand les prendre et combien de temps ?
Prévention / terrain : 6–8 semaines (minimum)
Après antibiotiques : une cure est particulièrement pertinente pour soutenir la flore
Pendant une crise, l’enjeu est d’abord de vérifier les signes d’alerte et de suivre les recommandations médicales si nécessaire. Les probiotiques sont surtout un outil de fond.
C'est le choix des probiotiques qui fera toute la différence. Il faut viser des prises de 30 à 50 milliards par jour d’UFC pour pouvoir coloniser efficacement la flore intestinale.
5. Quelles sont les erreurs courantes qui entretiennent les cystites
Voici les erreurs les plus fréquentes que je vois chez les femmes qui récidivent : LE TOP 6!!
Traiter uniquement “la crise” sans corriger le terrain
On fait disparaître les symptômes, mais on laisse le terrain intact.Oublier le lien intestin–vessie
Constipation, ballonnements, dysbiose, candidose, alimentation très sucrée… peuvent entretenir un terrain inflammatoire et des déséquilibres.Sous-estimer l’impact des antibiotiques répétés
Ils peuvent être nécessaires, mais leur répétition peut fragiliser la flore : d’où l’intérêt d’un accompagnement microbiote.Manque d’hydratation + rétention urinaire
Simple mais fréquent : boire trop peu / se retenir trop longtemps augmente le risque.Hygiène “trop agressive”
Les produits irritants ou antiseptiques au quotidien peuvent déséquilibrer la flore intime.Ne pas identifier les périodes à risque
Après rapports, périodes de stress, fatigue, baisse d’immunité, cycles hormonaux…
6. Quand consulter : signaux d’alerte
Consulte rapidement si : fièvre, frissons, malaise, douleur lombaire, sang dans les urines, grossesse, immunodépression, ou symptômes qui s’aggravent.
RÉSUMÉ
Vous avez des cystites récidivantes ?
Première chose : travaillez sur votre intestin ! Probiotiques spécifiques + régénération intestin
Faire un test génétique (disponible au cabinet) FUT 2 pour évaluer si vous avez un profil sécréteur ou pas. Si vous êtes FUT 2 NON SECRETEUR, vous êtes à risque de développer des cystites récidivantes et il faudra dans ce cas vous supplémenter en Fucose.
Prendre du D mannose, du cranberry et boire du thé vert pour faciliter la vidange et limiter l’adhésion des bactéries à la paroi de la vessie
Prendre de la vitamine D naturelle au moment d’un repas : 3000 UI / j
Prendre des omega 3 de qualité pour limiter l’inflammation et nourrir votre microbiote.
En espérant que ces conseils vous seront utiles,
Dr ANNE-MARIE PAVERANI
FAQ
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On parle généralement de cystites récidivantes lorsqu’il y a au moins 2 épisodes en 6 mois ou 3 épisodes en 12 mois. Dans ce cas, il est utile de ne pas se limiter à “traiter chaque crise”, mais de travailler aussi sur les facteurs déclencheurs et le terrain (hydratation, transit, flore intime/digestive, immunité, etc.).
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Chez certaines femmes, les rapports favorisent le passage de bactéries vers l’urètre (facteur mécanique), surtout s’il existe déjà une fragilité du terrain (muqueuses sensibles, sécheresse, flore déséquilibrée, constipation…). La prévention repose souvent sur des mesures simples : hydratation, uriner après le rapport, et soutien du terrain quand les épisodes se répètent.
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Les symptômes se ressemblent parfois, mais on observe souvent :
Cystite : brûlures en urinant, envies urgentes, petites quantités, douleur sus-pubienne.
Mycose : démangeaisons, brûlures vulvaires, pertes épaisses/inhabituelles (pas toujours), gêne intime plus externe.
En cas de doute ou de récidives, un avis médical et/ou des examens (bandelette, ECBU) permettent d’éviter l’erreur de prise en charge.
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Cela peut arriver. Parmi les causes possibles : inflammation de la muqueuse, irritation, vessie hypersensible, épisode débutant, ou prélèvement fait au mauvais moment. Ce n’est pas un diagnostic en soi : si les symptômes persistent, se répètent ou s’intensifient, il est important de refaire le point avec un professionnel de santé.
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Ils peuvent être intéressants en stratégie de prévention, car ils visent à soutenir le microbiote et l’immunité, ce qui joue souvent un rôle dans les terrains à récidives (notamment après antibiotiques répétés ou en cas de fragilité digestive). Le plus important est de choisir des probiotiques avec souches identifiées et un dosage adapté, et d’adopter une durée cohérente (souvent plusieurs semaines).
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Pour travailler sur le terrain, une prise sur 6 à 8 semaines est souvent plus logique qu’une prise de quelques jours. Après antibiotiques, cette durée aide à soutenir la flore, surtout si tu as tendance à récidiver. L’idée est d’être régulière et de réévaluer selon ton évolution.
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En prévention des récidives, on recherche généralement :
des souches précisément identifiées,
une formule bien dosée,
et une bonne qualité de fabrication.
C’est l’intérêt d’un probiotique comme ALZIA Immunité Microbiote (50 milliards UFC), avec des souches documentées (HN019 et NCFM) : l’objectif est de soutenir le terrain (microbiote + immunité) sur une durée suffisante.
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Le D-mannose est souvent utilisé en prévention ou en soutien, notamment dans certaines cystites à E. coli (mécanisme d’adhésion). Mais l’efficacité dépend du contexte, et ce n’est pas une solution “universelle”. En cas de récidives, il est surtout utile de combiner les outils : habitudes, hydratation, transit, et travail du terrain.
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Consulte rapidement si tu as :
fièvre, frissons, malaise,
douleur lombaire (suspicion d’atteinte rénale),
sang dans les urines, vomissements,
grossesse, immunodépression,
ou symptômes intenses/persistants.
Et si tu fais des épisodes rapprochés, un bilan médical est important pour exclure une cause sous-jacente.
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Boire suffisamment, régulièrement
Éviter de se retenir trop longtemps
Travailler le transit (constipation = facteur fréquent)
Limiter les irritants et les produits d’hygiène agressifs
Soutenir le terrain si récidives : microbiote + immunité + phases à risque
