Les analyses cardiovasculaires que je demande en prévention

On parle souvent du cholestérol.

Mais en prévention cardiovasculaire, et encore plus en micronutrition fonctionnelle, il ne suffit pas toujours de regarder uniquement le cholestérol total ou le LDL

Pourquoi ?

Parce que deux personnes peuvent avoir un bilan “classique” assez proche… mais un terrain cardiovasculaire très différent.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement de savoir si le cholestérol est “haut” ou “bas”.

Ce qui m’intéresse, c’est de comprendre :

  • est-ce que vos artères sont inflammées ?

  • est-ce que votre LDL est oxydé ?

  • est-ce que votre terrain est trop pro-inflammatoire ?

  • est-ce que votre homocystéine est élevée ?

  • est-ce que vos membranes cellulaires manquent d’oméga-3 ?

  • est-ce que vous avez une Lp(a) élevée, souvent très familiale ?

C’est là que le bilan cardiovasculaire en micronutrition devient très intéressant.

Les analyses que je trouve importantes

1. L’homocystéine

C’est une analyse simple, mais fondamentale.

L’homocystéine nous renseigne sur le risque cardiovasculaire, mais aussi sur la méthylation et le statut en vitamines B, notamment B9, B12, B6 et B2.

Quand elle est trop élevée, elle peut favoriser un terrain plus oxydatif et plus inflammatoire au niveau des vaisseaux.

2. Le LDL oxydé

Le LDL a mauvaise réputation.

Mais ce qui est surtout problématique, c’est lorsqu’il s’oxyde.

Un LDL oxydé est un LDL abîmé par les radicaux libres.
C’est cette forme qui peut devenir plus agressive pour la paroi des artères.

C’est donc une analyse très intéressante lorsqu’on veut évaluer le stress oxydatif cardiovasculaire.

3. Le statut en acides gras

Nos membranes cellulaires sont constituées de graisses.

La qualité de ces graisses influence la souplesse des membranes, l’inflammation, la fluidité sanguine et la santé cardiovasculaire.

Dans ce bilan, on peut notamment regarder :

  • l’index oméga-3 ;

  • le rapport AA/EPA ;

  • le profil des acides gras membranaires.

Un manque d’oméga-3 ou un rapport AA/EPA trop élevé peut traduire un terrain plus inflammatoire.

4. Lp(a)

La Lp(a), ou lipoprotéine(a), est une particule lipidique souvent déterminée génétiquement.

Elle est intéressante à doser au moins une fois, car elle peut expliquer un terrain cardiovasculaire familial, même chez des personnes qui ont une hygiène de vie correcte.

Quand elle est élevée, il faut être encore plus vigilant sur tous les autres facteurs : inflammation, stress oxydatif, glycémie, LDL oxydé, oméga-3, tension, mode de vie.

5. Lp-PLA2

La Lp-PLA2 est une enzyme liée à l’inflammation vasculaire.

Elle peut apporter une information complémentaire sur le terrain inflammatoire des artères.

Elle ne remplace pas les autres analyses, mais elle peut aider à mieux comprendre le risque cardiovasculaire fonctionnel.

6. ApoB et ApoA1

L’ApoB donne une idée du nombre de particules athérogènes, c’est-à-dire les particules capables de participer à la formation des plaques.

L’ApoA1, elle, est associée aux particules HDL.

Le rapport entre les deux peut donner une vision plus fine du terrain lipidique qu’un simple cholestérol total.

Ce qu’il faut retenir

Un bilan cardiovasculaire intéressant ne se limite pas au cholestérol.

En micronutrition fonctionnelle, on cherche à comprendre le terrain :

  • inflammation ;

  • oxydation ;

  • méthylation ;

  • statut en vitamines B ;

  • statut en oméga-3 ;

  • qualité des membranes ;

  • terrain familial ;

  • vieillissement vasculaire.

C’est cette vision globale qui permet de mieux prévenir.

Pas seulement traiter un chiffre.
Mais comprendre pourquoi ce chiffre existe, et dans quel terrain il évolue.

Ma top liste des analyses cardiovasculaires

Voici les analyses que je trouve particulièrement intéressantes :

  • homocystéine ;

  • LDL oxydé ;

  • index oméga-3 ;

  • rapport AA/EPA ;

  • statut en acides gras membranaires ;

  • Lp(a) ;

  • Lp-PLA2 ;

  • ApoB ;

  • ApoA1 ;

  • vitamines B9, B12, B6 et B2.

L’objectif n’est pas de faire toutes les analyses chez tout le monde.

L’objectif est de choisir les bons marqueurs selon le terrain, les antécédents, les symptômes, l’âge, l’hygiène de vie et les objectifs de prévention.

Mieux mesurer permet de mieux comprendre.
Mieux comprendre permet de corriger plus tôt.

Et corriger plus tôt, c’est exactement l’esprit de la médecine fonctionnelle et préventive.


Si vous souhaitez aller plus loin et faire le point sur votre terrain micronutritionnel ou anti-âge, vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation de micronutrition !


Dr Anne-Marie Paverani

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