LES INTOLÉRANCES ALIMENTAIRES

Maladie cœliaque ou hypersensibilité au gluten ?

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes réduisent ou éliminent le gluten de leur alimentation. Mais cette tendance soulève une question importante : souffrez-vous de la maladie cœliaque ou d’une hypersensibilité au gluten ?

Si les symptômes peuvent être similaires, les mécanismes en jeu sont très différents!

Cette question revient souvent en consultation donc faisons un bref rappel!

  1. QU’EST CE QUE LE GLUTEN?

Le gluten est un complexe de protéines (dont la gliadine et la gluténine) présent naturellement dans certaines céréales : blé, orge, seigle, épeautre, kamut... Il donne leur élasticité aux pâtes à pain, mais peut poser problème chez certaines personnes.

2. LA MALADIE COELIAQUE : UNE MALADIE AUTO IMMUNE SÉRIEUSE

Définition

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dans laquelle l’ingestion de gluten déclenche une réaction immunitaire anormale contre la paroi de l’intestin grêle.

Mécanisme

Chez les personnes atteintes :

  • Le système immunitaire confond la gliadine (protéine du gluten) avec un agresseur.

  • Cela entraîne une inflammation chronique de l’intestin.

  • Résultat : atrophie des villosités intestinales, malabsorption des nutriments (fer, B12, calcium…).

🧬 Diagnostic

  • Dosage des anticorps anti-transglutaminase (IgA) dans le sang.

  • Biopsie de l’intestin grêle (confirmation).

  • Recherche d’une prédisposition génétique HLA-DQ2/DQ8.

LES Conséquences

  • Risques : carences, ostéoporose, troubles neurologiques, anémie, retard de croissance chez l’enfant.

  • Traitement : régime strict sans gluten à vie, sans exception, même pour des traces.


3. HYPERSENSIBILITÉ AU GLUTEN (NON COELIAQUE) : UN TROUBLE TRÈS FRÉQUENT

Définition

L’hypersensibilité au gluten non cœliaque est un trouble sans mécanisme auto-immun mais où la consommation de gluten provoque des symptômes digestifs ou extra-digestifs.

Mécanisme

Peut impliquer :

  • une perméabilité intestinale accrue (porosité intestinale = leaky gut),

  • une irritation intestinale non spécifique,

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CONCLUSION

Vous avez des douleurs digestives inexpliquées ? Une fatigue chronique ? Un brouillard mental persistant ? Pensez à explorer la piste du gluten, mais faites-le de façon méthodique et encadrée.

Qu’il s’agisse d’une maladie cœliaque, d’une hypersensibilité au gluten ou simplement d’une inflammation digestive, le gluten peut être un signal d’alerte, pas toujours la cause directe!

Il peut s'agir de porosité intestinale en lien avec un Microbiote perturbé ou avec d'autres intolérances alimentaires. Les réactions pour le gluten seront alors beaucoup plus marquées et on pourrait penser à tort que le gluten est la cause de tout. C'est pour cela que réaliser des tests d'intolérances alimentaires dans des laboratoires spécialisés dans la médecine nutritionnelle et fonctionnelle peut s'avérer nécessaire mais aussi des bilans plus complets pour évaluer la fonction digestive pourrait aider à orienter le diagnostic Le but étant de retrouver un confort digestif et un mieux-être de santé.


DR Anne-Marie PAVERANI -Micronutrition fonctionnelle

FAQ

  • Le diagnostic de la maladie cœliaque repose sur un ensemble d’éléments, et pas seulement sur les symptômes. En général, on s’appuie sur :

    • une prise de sang (anticorps spécifiques),

    • parfois un test génétique (HLA-DQ2/DQ8) pour exclure certains cas,

    • et selon le contexte, une endoscopie avec biopsies de l’intestin grêle.

    Important : les symptômes peuvent être très variés (digestifs ou non : fatigue, carences, douleurs, peau…), donc seule une démarche médicale structurée permet de conclure correctement.

  • Oui. On peut avoir des symptômes à l’ingestion de gluten avec un bilan cœliaque négatif. Dans ce cas, on parle souvent :

    • d’hypersensibilité au gluten non cœliaque,
      ou parfois d’une sensibilité liée à autre chose que le gluten lui-même : FODMAP, blé (autres composants), dysbiose, inflammation digestive, etc.

    L’idée n’est pas de “se coller une étiquette”, mais d’identifier ce qui déclenche réellement et d’améliorer les symptômes sans restrictions inutiles.

  • En règle générale : non, il ne faut pas arrêter le gluten avant un bilan cœliaque, car cela peut fausser les résultats (les marqueurs peuvent redevenir normaux).
    Si tu suspectes une maladie cœliaque, l’idéal est de :

    1. faire le bilan tant que tu consommes du gluten,

    2. puis adapter ensuite l’alimentation en fonction du résultat et du contexte clinique.

    Si tu as déjà arrêté le gluten depuis longtemps, un professionnel peut te guider sur la meilleure stratégie

  • C’est une confusion très fréquente. Quelques repères :

    • Si tu réagis surtout au blé (pain, pâtes, pizza) mais pas forcément aux produits “gluten” isolés, la piste FODMAP (fructanes) est possible.

    • Si tu as beaucoup de ballonnements, gaz, douleurs type côlon irritable, la piste FODMAP / dysbiose est aussi fréquente.

    • Si les symptômes sont très variés + carences + antécédents familiaux, le bilan cœliaque mérite d’être discuté.

    Le plus fiable est une démarche structurée (bilan + tests d’éviction/réintroduction guidés), plutôt que d’auto-conclure trop vite.

  • Ça dépend de la cause réelle :

    • Si c’est une hypersensibilité non cœliaque, certains ressentent une amélioration en quelques jours à 2–3 semaines.

    • En cas de maladie cœliaque, l’amélioration peut être rapide sur certains symptômes, mais la réparation de la muqueuse intestinale peut prendre plusieurs mois (parfois plus).

    Dans tous les cas, si tu enlèves le gluten mais que tu gardes une alimentation ultra-transformée “sans gluten”, les bénéfices peuvent être limités. L’amélioration est souvent plus nette quand on travaille aussi : qualité alimentaire, microbiote, inflammation et carences.

  • Quand on supprime le gluten (et souvent le blé et certaines céréales), on peut déséquilibrer certains apports, surtout si on remplace par des produits “sans gluten” industriels. Les points à surveiller le plus souvent :

    • Fer (fatigue, ongles cassants, chute de cheveux…)

    • Folate (B9) et B12 (énergie, globules rouges, système nerveux)

    • Zinc (immunité, peau)

    • Magnésium (stress, sommeil, crampes)

    • Vitamine D

    • Fibres (transit + microbiote)

    Et en cas de vraie maladie cœliaque, les carences peuvent être plus marquées au départ : un suivi est utile.

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